MOT LIMINAIRE DU POINT DE PRESSE DU MINISTRE DE L’INFORMATION, DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT APRES LES ELECTIONS COMMUNALES DU 24 MAI 2010
Mesdames, Messieurs les Journalistes
1. C’est pour moi un plaisir de m’entretenir avec vous 10 jours après le scrutin des élections communales, les premières d’une série d’autres élections auxquelles les Burundais ont été conviés au cours de cette année 2010.
2. C’est aussi pour moi une occasion de vous dire que le Cabinet du Ministère de l’Information, de la Communication et des Relations avec le Parlement a suivi avec une attention particulière les prestations des médias tant publics que privés, non seulement au cours de la récente campagne électorale, mais également pendant et après le jour du scrutin.
3. L’appréciation que nous faisons du travail fait par l’ensemble des journalistes lors de cette période cruciale dans la vie politique de notre pays est très positive. Les médias ont couvert les activités politiques des partis, des indépendants et des autres acteurs dans le processus électoral selon les principes convenus de pluralisme, d’impartialité et d’équilibre.
4. Les médias ont respecté dans leur ensemble le code d’éthique et de déontologie en matière de diffusion des faits sur le scrutin. Cela non seulement vous honore, mais aussi force le respect de la part des partenaires dans le processus électoral qui n’ont cessé de vous lancer des fleurs. Je saisis cette occasion pour remercier sincèrement tous les partenaires, ensemble et chacun en particulier, qui ont contribué à ce bon résultat par leur appui sous diverses formes, notamment à la formation.
5. Nous apprécions particulièrement les efforts fournis par les médias pour essayer d’éclairer l’opinion durant la campagne électorale afin que les citoyens aillent voter en connaissance de cause. La tentative de diffusion des programmes politiques, la constitution de la synergie ; le travail fait dans le cadre du PACAM, la couverture médiatique pendant le jour du scrutin et la publication des résultats provisoires au fur et à mesure qu’ils étaient disponibles, commune par commune. Cela a permis de préparer l’opinion quant au résultat global des élections, et je suis convaincu que cela a été salutaire, compte tenu des contestations qui s’en sont suivies.
6. Aujourd’hui, une nouvelle situation politique qui ne manque pas de susciter des inquiétudes a été générée par la mise en doute par certains partenaires politiques des résultats issus du premier scrutin. Les médias ont pleinement joué leur rôle en diffusant des informations vérifiées auprès des sources crédibles disponibles, notamment la Commission Electorale Nationale Indépendante, ses antennes provinciales et communales, les partis politiques ... Ils ont donné la parole aux partenaires concernés et à la population. Ils ont rapporté les faits, du moins dans leur face visible, et dans un climat qui jusqu’à la fin des élections a été calme d’une manière générale, nonobstant les quelques cas d’insécurité observés ici et là. Nous osons espérer que la situation de tension dans la haute classe politique ne va pas dégénérer au niveau des militants à la base. Les responsables politiques et les différents partenaires de l’administration et de la sécurité doivent y veiller.
7. A la veille d’une nouvelle campagne pour les élections présidentielle au cours de ce même mois, et au moment où l’interprétation des récents résultats font objet de diverses réflexions et différentes interprétations, nous ne devons pas oublier que nous avons la paix et la sécurité à sauvegarder, et un processus démocratique à sauver, compte tenu de l’avancée qui était observée jusqu’aujourd’hui.
8. A cet effet, je veux vous féliciter pour le travail que vous avez déjà fait. Je veux vous soutenir et vous encourager à rester professionnels, et surtout responsables dans cette nouvelle situation que je qualifie d’incident de parcours dans le processus. Je reste confiant que, comme par le passé, les responsables politiques burundais prendront leurs responsabilités pour préserver la paix et avancer le processus démocratique. A votre niveau, gardez-vous de mettre l’huile sur le feu. Il est regrettable pour une radio ou un journal de s’empresser de diffuser de fausses nouvelles partisanes qui ne sont pas de nature à rassurer la population, des nouvelles malheureusement non vérifiées et qui exposent des individus dans leur sécurité personnelle. Aucun média ne devrait chercher à nuire et encore moins détruire des organisations civiles ou politiques, dans un système pluraliste où chaque corps à une contribution à amener dans la construction de l’édifice de la paix et de la démocratie que nous recherchons. Les responsables des médias, tant au niveau de la direction que de la rédaction, ont l’obligation morale de l’encadrement professionnel des jeunes journalistes qui ont toute une carrière à faire devant eux.
9. Pour terminer, mon souhait le plus fort est que l’inquiétante polémique politique observée ces derniers jours à travers la radio, la télévision et les journaux, cède rapidement la place à une évolution promettante et sécurisante, et que la confraternité au sein des médias reste un devoir éthique à préserver au sein de la profession journalistique.
10. A chaque instant, gardez à l’esprit l’importance des médias dans la société, leur rôle et leur responsabilité historique dans la sauvegarde de la paix, de la sécurité et l’avancement du processus démocratique.
Bon courage et bon travail, je vous remercie


