Le Gouvernement burundais surpris par les récentes déclarations de la représentante de l’ONG « Human Rights Watch » à la veille du premier scrutin des élections de 2010
COMMUNIQUE DE PRESSE
1. L’organisation de défense des droits de l’homme « Human Rights Watch » vient de sortir ce 14 mai 2010 un rapport accusant le Gouvernement du Burundi, la police et les autorités judiciaires en particulier de ne rien faire pour prévenir et réprimer les violences électorales qu’elle attribue au parti au pouvoir.
2. Ces accusations sont publiées à la veille de la tenue du premier scrutin des élections dont la campagne électorale tend vers la fin et dont tous les observateurs de bonne foi, de part les différentes déclarations enregistrées ces derniers jours, reconnaissent le climat apaisé et se félicitent par l’occasion du travail accompli par les forces de sécurités et l’administration pour le bon déroulement de cette campagne.
3. Le même constat a été exprimé par les associations de la société civile entre autres le COSOME, la ligue des droits de l’homme ITEKA, les partis politiques, et dernièrement la Commission Electorale Nationale Indépendante « CENI » qui reconnaissent qu’ à part quelques incidents isolés, la campagne électorale s’est déroulée dans le calme sur tout le territoire nationale et notent avec satisfaction la bonne cohabitation entre les différentes formations politique en compétition sur le terrain.
4. Aussi, le Gouvernement du Burundi est surpris par les déclarations sur les médias nationales et internationales, par la personne représentant HRW au Burundi et qui malheureusement ne sont pas les premières depuis que cette personne a inscrit parmi ses priorités le dénigrement de l’action du Gouvernement particulièrement celle du secteur le plus sensible qu’est l’aspect sécuritaire.
5. Le Gouvernement réfute catégoriquement ces allégations et condamne la campagne orchestrée par le représentant de l’HRW au Burundi aux côtés de certaines formations politiques pour ternir l’image des institutions de sécurité et judiciaires au moment où les forces de sécurité n’ont rien ménagé pendant ces cinq dernières années pour ramener et consolider la sécurité dans tout le pays et ce malgré les multiples défis surtout d’ordre matériel auxquels elles sont confrontées.
L’attitude du représentant de l’HRW ne fait pas honneur aux idéaux et à la mission que s’est assigné cette organisation de dimension internationale.
6. C’est pourquoi le gouvernement demande,
*. A la population burundaise, de ne pas se laisser distraire par les détracteurs du processus électoral, et de maintenir la cohésion sociale déjà acquise grâce à la paix retrouvée.
*. Aux forces de sécurité particulièrement à la police nationale, le Gouvernement demande de ne pas se laisser décourager par la provocation et qu’ils poursuivent leur noble mission de maintenir la sécurité dans tout le pays particulièrement en cette période électorale.
*. A la Communauté internationale le Gouvernement réitère ses remerciements pour son assistance depuis tout le processus de paix et lui demande que par le biais des ses représentants et ses observateurs sur place, elle soit le garant et le témoin des efforts du Gouvernement en vue de la bonne réussite du processus des élections en cours.


