Formation à l’intention des journalistes : se préparer à la bonne couverture médiatique des prochaines élections de 2010.

Le Chef de Cabinet du Ministère de l’Information, de la Communication et des Relations avec le Parlement, Monsieur Gérard MFURANZIMA a procédé, mardi le 9 février 2010, à la Maison de la Presse à l’ouverture des travaux de formation du deuxième groupe des journalistes de différents medias sur le code électoral et les autres textes régissant les élections de 2010 au Burundi en vue de leur vulgarisation par les medias.

Un atelier de quatre jours a été organisé par le Centre de Recherche et de Formation pour la Paix (CERFOPAX) de la Chaire UNESCO, en collaboration avec l’Organisation non gouvernementale la Benevolencija Grands Lacs. Il a pour objectif le renforcement des connaissances et des capacités des journalistes en matière électorale.

Dans son discours de circonstance, le Chef de Cabinet, M. Gérard Mfuranzima a rappelé aux participants que le contexte actuel est favorable pour la réussite des élections. Il a également indiqué que le calendrier électoral est déjà connu depuis décembre 2009, ce qui montre que le Burundi est de plein pied en phase pré-électorale.

Pour cette raison, il est important que les medias se familiarisent avec le code électoral ainsi que les autres textes de lois régissant les élections 2010, afin de pouvoir informer au mieux les citoyens burundais sur les enjeux et le déroulement du processus électoral a -t-il poursuivi.

Il n’a pas manqué d’insister sur le fait que la période électorale nécessite une attention particulière sur le plan de la communication surtout que le contexte actuel est de loin différent de celui des élections de 1993 et de 2005. L’on observe une nette évolution sur le plan politico-sociale du pays, car le multipartisme n’est pas une nouvelle expérience au Burundi ; certains facteurs de solidarité négative, de peur et de méfiance en rapport avec l’ethnie et la région s’estompent de plus en plus ; la population est dans son ensemble bien éveillée ; la société civile est de mieux en mieux organisée et critique ; la communauté régionale et internationale est soucieuse de voir leurs efforts pour soutenir le processus de paix et de démocratie au Burundi aboutir à une paix durable, a-t-il précisé.

Il a demandé aux journalistes de défendre les règles du métier et de la déontologie, et a conclu que la réussite dans cette tâche sera conditionnée par un travail professionnel guidé par la sagesse, la responsabilité, l’esprit patriotique et l’abnégation.